27.05.2007

Conférence de presse Mardi 22 mai 2007

 

f9850709563b5dc30bece44ec79eb81f.jpg

François Bayrou et Olivier Henno m’ont demandé d’être candidate UDF-Mouvement Démocrate (MoDem) pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains.

J’ai accepté avec fierté et avec plaisir, parce que je me retrouve complètement dans les valeurs de ce mouvement.

J’étais à la Mutualité pour sa création et j’ai adhéré complètement au discours de François Bayrou.

Il veut, nous voulons être une force libre, indépendante, constructive, une force vigilante aux projets qui seront présentés.

Il veut, nous voulons, répondre à l’immense mouvement qui s’est créé pendant la campagne présidentielle. 7 millions de français ont dit « oui » à cette nouvelle politique que François Bayrou veut mettre en place.

L’UDF-Modem est la réponse qu’attendaient ces français : un parti libre, ouvert, qui dépasse les clivages habituels. Et, comme l’a dit François Bayrou, être libre, ce n’est pas être hostile.

Nous dirons, je dirai « oui » quand le projet sera constructif pour les femmes et les hommes de notre pays. Mais si le projet présente un risque pour l’équilibre et l’avenir de notre pays, si les propositions constructives qui seront faites ne sont pas prises en compte, je me réserve le droit de dire « non ».

 

Ma première raison d’être candidate, c’est de répondre et d’accompagner cet élan démocrate qui s’est créé.

Mais si je me présente, c’est aussi parce que je pense qu’un élu doit être un facilitateur de vie quotidienne.

 

Je suis élue locale, adjointe au maire de Mouvaux, chargée de l’éducation. C’est une fonction passionnante, riche, proche des citoyens, ancrée dans la réalité.

Mais c’est sur le terrain que l’on s’aperçoit que, malgré toute notre bonne volonté, on ne peut pas toujours aider les gens comme on le voudrait. ; il y a des obstacles, il y a des manques.

C’est pour cela que je veux participer à l’élaboration de lois nouvelles, justes, constructives, humaines, pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés nos concitoyens.

Participer à l’élaboration des lois, c’est cela le rôle d’un député. Mais il doit également être vigilant à ce que les moyens, humains et financiers, accompagnent ces lois.

Je prendrai pour exemple la loi de cohésion sociale pour une meilleure égalité des chances, qui avait entre autres pour but d’augmenter la scolarisation des enfants handicapés. J’ai été enseignante pendant 25 ans et ces dernières années j’ai enseigné auprès d’enfants porteurs de handicaps. J’ai constaté que si la loi partait d’une très bonne intention, son application, notamment dans le Nord, restait très difficile, faute de moyens : la grande difficulté de la mise en place de la Maison Départementale des Personnes Handicapées en est la preuve.

Cela montre bien aussi que l’on n’a pas assez consulté les acteurs concernés en amont.

 

Moi, je ferai en sorte d’impliquer les acteurs dans tout projet auquel je participerai.

 

Le rôle d’un élu, c’est  d’accompagner l’évolution de la société. Mais c’est aussi, et là je parle en tant que mère de 4 enfants, c’est anticiper, prévoir l’avenir, agir de façon à ne pas laisser  nos enfants payer nos dettes, cela n’est pas responsable, ne pas laisser à nos enfants un monde pollué, sans eau, sans énergies. Il faut que tout projet se lise à la lumière du développement durable.

Et il faut mettre en place, de la même manière, une « politique durable », tenant compte du présent, mais prenant en compte ses conséquences sur l’avenir.

 

Commentaires

En parcourant le site de l’UDF, ce jour, j’ai été interpellé par le résumé les propos tenus par Jean-Marie CAVADA, lors de l’émission : Les 4 vérités » sur France 2 en date du 25 mai dernier.
Je voudrai vous les faire partager.
Extrait du résumé publié sur le site UDF.org
« Jean-Marie Cavada a expliqué que la création du Mouvement Démocrate (MoDem) avait pour but de répondre à l’attente des 7 millions d’électeurs de François Bayrou. Au lendemain du lancement de la campagne des législatives du MoDem, le député européen considère qu’il faut avoir le courage de mettre ses passions et ses rancunes à la rivière : il a rappelé que le MoDem s’était donné pour principe de soutenir le gouvernement à chaque fois que celui-ci présentera un bon texte au Parlement et de dire « non » quand le mouvement jugera le projet de loi, mauvais. « Nous allons nous placer en observateur extérieur à la vie de l’exécutif français ». Il considère qu’il n’est pas normal que les 7 millions d’électeurs de François Bayrou risquent de ne pas avoir de représentation à l’Assemblée nationale en raison du mode de scrutin. Il a demandé au président de la République de faire introduire la proportionnelle après les élections législatives : Nous avons « besoin de pacifier le fonctionnement démocratique » de nos institutions. »
Il a ainsi indiqué qu’il ne se plaçait pas en opposant irréductible de l’exécutif. Il a jugé que le nouveau pouvoir n’était pas exempt de critiques mais qu’il avait fait « un bon démarrage » dans plusieurs domaines : il a notamment cité la politique étrangère avec le déplacement de Bernard Kouchner au Liban et celui du président de la République à Bruxelles.
Jean-Marie Cavada a dit ne pas vouloir accabler les députés UDF qui ont rejoint la majorité présidentielle : « J’ai assez d’expérience de la vie pour savoir ce que sont les petites faiblesses et maniaqueries humaines ». Cependant il a jugé que ce n’était pas du meilleur effet de quitter François Bayrou du jour au lendemain après avoir défendu avec autant d’ardeur sa candidature. Il a constaté que « peu de gens résistent à une voiture, un chauffeur et un maroquin ».
En tant que centriste ayant apporté sa contribution à l’élaboration de notre programme présidentiel et législatif, ayant travaillé avec certains de nos amis qui ont rejoint la majorité présidentielle je ne peux qu’adhérer à la teneur de ces propos. N’accablons personne. Ces députés, nous avons travaillé avec eux, partagé des moments forts. Efforçons nous de nous concentrer sur nos objectifs :
- Etre l’observateur extérieur à la vie de l’exécutif, c'est-à-dire juger du bien fondé ou non d’un projet de loi, en dénoncer auprès de nos concitoyens, dans nos cantons, les conséquences qu’un texte pourrait avoir pour eux. Mais si un texte va dans le bon sens, il est de notre devoir de le défendre auprès de nos concitoyens.
- Etre force de proposition, par rapport à l’évolution de la Société, de l’Europe, de l’économie mondiale. Contribuons à ce travail de réflexion. La proximité avec la population, l’arrivée de nouveaux adhérents ou sympathisants MODEM dans nos sections doit alimenter ce travail.
C’est ainsi que nous aiderons le MODEM à devenir ce grand parti rassembleur et responsable du Centre tel que le souhaite François BAYROU.

Eric DUTRIEUX

Ecrit par : Eric DUTRIEUX | 28.05.2007

Les commentaires sont fermés.